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La Cour des comptes du Niger a procédé ce mercredi 24 juin 2026 à l’ouverture officielle du Séminaire sur l’Implication des Parties Prenantes (IPP), une initiative stratégique visant à renforcer l’impact de ses missions de contrôle et à promouvoir une gouvernance publique plus transparente, plus efficace et davantage orientée vers les résultats.

Présidée par la Présidente de la Cour des comptes Mme SALISSOU Saadé Laminou Tchiroma , cette rencontre de trois jours réunit les membres du Bureau, les magistrats et cadres de l’institution, les parties prenantes de la Cour ainsi que les partenaires techniques et financiers engagés dans le renforcement de la gouvernance publique au Niger.

Dans son allocution d’ouverture, la Présidente de la Cour des Comptes a souligné que : « la véritable valeur ajoutée d’une Institution Supérieure de Contrôle réside non seulement dans la qualité de ses travaux, mais surtout dans l’utilisation effective de ses recommandations par les acteurs concernés ».

Une transformation institutionnelle tournée vers l’impact :

Conformément aux standards internationaux promus par l’INTOSAI, la Cour des comptes du Niger s’engage résolument dans une approche qui vise à faire des rapports d’audits de véritables instruments d’amélioration de l’action publique.

À travers sa stratégie d’Implication des Parties Prenantes (IPP), l’institution entend renforcer la compréhension, l’appropriation et la mise en œuvre des recommandations issues de ses contrôles, afin qu’elles produisent des changements concrets et durables au bénéfice des citoyens.

Quatre piliers au cœur de la stratégie IPP :

Les Institutions de la République

La Cour des comptes ambitionne de consolider son rôle de partenaire stratégique des institutions nationales, notamment de l’Exécutif et du Conseil Consultatif de la Refondation. Grâce à des synthèses claires et accessibles de ses travaux, elle contribue à éclairer la prise de décision publique, à enrichir le débat budgétaire et à renforcer les mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale.

Les entités auditées 

La nouvelle approche privilégie un contrôle orienté vers l’amélioration de la performance. Les entités auditées bénéficieront d’un dialogue renforcé ainsi que d’outils pédagogiques adaptés, tels que des guides pratiques, dépliants et supports de sensibilisation, destinés à favoriser l’adoption de bonnes pratiques de gestion.

Les médias et la société civile 

Reconnaissant leur rôle essentiel dans la diffusion de l’information publique, la Cour des comptes entend renforcer sa collaboration avec les médias et les organisations de la société civile. La mise en place d’un « Presse Club » et l’association des organisations de la société civile (OSC) à certaines étapes de planification des audits contribueront à faire de ces acteurs des relais privilégiés de la culture de redevabilité et de bonne gouvernance.

Les équipes internes de la Cour

La réussite de cette transformation repose également sur l’engagement du personnel de l’institution. Magistrats, membres du Parquet, cadres et agents des services techniques sont appelés à promouvoir une culture de communication plus accessible, fondée sur la clarté, la pédagogie et la proximité avec les différents publics.

Un engagement soutenu par des partenaires stratégiques :

La mise en œuvre de cette vision bénéficie de l’appui de partenaires de référence. La Présidente a salué l’accompagnement technique du CREFIAF, dont le cadre stratégique régional a inspiré cette démarche.

Elle a également exprimé sa gratitude envers la Banque Africaine de Développement pour son soutien financier à travers le Projet d’Appui à la Mise en Œuvre des Mandats des Institutions Supérieures de Contrôle (PAMOMISC).

Faire du contrôle public un moteur de progrès :

À travers ce séminaire, la Cour des comptes du Niger pose les bases d’une collaboration renouvelée avec l’ensemble de ses parties prenantes. Cette démarche traduit la volonté de l’institution de renforcer l’impact de ses interventions et de contribuer activement à la consolidation de la transparence, de la redevabilité et de la bonne gouvernance.

Comme l’a rappelé la Présidente dans son discours d’ouverture : « Ensemble, faisons du contrôle public un moteur de progrès pour le Niger. »

Service Communication et Relations Publiques
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